Ce sont les questions que me posent les entrepreneurs français avant le premier appel — et mes réponses.
Le visa E-2 est un visa de travail non-immigrant. Il permet de gérer activement un business aux États-Unis. Il est renouvelable indéfiniment, mais ne donne pas directement accès à la green card. Il est réservé aux ressortissants de pays ayant un traité de commerce avec les États-Unis — dont la France.
Le visa EB-5 est un visa d'investisseur immigrant. Il mène directement à la résidence permanente (green card). Le seuil minimum est de 800 000$ dans une zone TEA (Targeted Employment Area) ou 1 050 000$ en dehors. L'investisseur doit créer au moins 10 emplois à temps plein. L'EB-5 direct implique une gestion active du business.
En résumé : si vous voulez vous installer durablement et obtenir la green card, l'EB-5 est la bonne voie. Si vous voulez d'abord vous tester sur le marché américain avec une plus grande flexibilité, l'E-2 est plus adapté.
Non. Je travaille exclusivement sur l'EB-5 Direct — c'est-à-dire l'acquisition d'un business que l'investisseur va gérer activement.
L'EB-5 via Regional Center (souvent appelé EB-5 TEA) est un placement passif dans un fonds ou un projet immobilier géré par un tiers. L'investisseur n'a aucun contrôle sur son capital, aucune garantie de recouvrement, et ne gère rien. C'est essentiellement un moyen d'acheter sa green card — le capital est immobilisé plusieurs années avec un risque de perte partielle ou totale.
Ce type de dossier ne nécessite pas mon accompagnement : il n'y a pas de business à analyser, pas de due diligence à mener, pas de négociation. En revanche, la rémunération des intermédiaires qui proposent ces véhicules est structurellement opaque et souvent mal alignée avec les intérêts de l'investisseur.
L'EB-5 Direct, lui, implique de trouver le bon business, de le valoriser correctement, de structurer l'acquisition et de constituer le dossier USCIS (I-526E). C'est là que mon accompagnement crée de la valeur.
Dans la grande majorité des cas pour un achat d'actifs (asset purchase), oui. La LLC est l'entité qui achète le business — elle vous protège personnellement des dettes et litiges éventuels du business acquis, et c'est généralement ce qui est attendu par le vendeur, l'attorney et le closing.
La LLC est aussi nécessaire pour le visa E-2 : c'est l'entité dans laquelle vous investissez. Je coordonne sa création avec un business attorney dès la Phase 6, en parallèle de la due diligence.
Pour un ressortissant français déposant un dossier E-2 auprès du consulat américain de Paris, le délai est généralement de 2 à 4 mois entre le dépôt du dossier complet et l'obtention du visa. Ce délai peut varier selon le consulat et la complexité du dossier.
Le dossier E-2 doit démontrer un investissement substantiel, la viabilité du business, et votre rôle de direction active. C'est pour cela que je travaille avec une avocate immigration spécialisée E-2 et EB-5 — le dossier doit être solide dès le premier dépôt.
Oui — c'est l'un des leviers que je propose via un partenaire prêteur spécialisé. Ce prêteur fait du crédit business adossé à l'actif résidentiel de l'emprunteur (propriété en France ou aux États-Unis).
Concrètement : si vous êtes propriétaire de votre résidence principale avec de l'equity disponible, vous pouvez mobiliser cet actif pour financer une partie de votre acquisition en Floride. Cela permet à des acheteurs ayant un patrimoine immobilier important mais des liquidités limitées d'accéder à des deals plus ambitieux.
Les conditions exactes dépendent de votre situation et sont à évaluer avec le prêteur dès la Phase 4.
Le seller financing (financement vendeur) est une pratique courante dans les transactions de PME américaines. Le vendeur accepte de recevoir une partie du prix de vente de manière différée — typiquement 10 à 30% — sous forme d'une promissory note remboursable sur 3 à 5 ans avec un taux d'intérêt négocié.
C'est une bonne chose pour l'acheteur : cela réduit le besoin en capital au closing, et cela signifie que le vendeur a un intérêt à ce que la transition se passe bien (il est créancier). C'est aussi un signal que le vendeur a confiance dans la valeur du business qu'il vend.
Je négocie les conditions du seller financing dans le cadre de la LOI (Phase 4).
Les prêts SBA (Small Business Administration) sont un levier intéressant pour les acheteurs américains, mais ils présentent des contraintes significatives pour les investisseurs étrangers en visa E-2 ou EB-5 : exigences de garanties personnelles aux États-Unis, délais plus longs, conditions de résidence.
Ma préférence va au seller financing (plus flexible) et au financement sur asset immobilier (plus accessible pour les profils français). Ces deux leviers offrent un meilleur ratio simplicité / efficacité pour mes clients.
Non. Je travaille exclusivement en tant que représentant de l'acheteur. C'est un choix délibéré : la représentation duale (buyer et seller en même temps) crée des conflits d'intérêts que je refuse d'accepter.
Mon mandat est exclusif côté acheteur. Cela signifie que votre intérêt est le seul que je défends — dans la négociation du prix, dans la due diligence, dans la structuration du deal.
Le SDE (Seller's Discretionary Earnings) représente le bénéfice réel qu'un propriétaire-dirigeant tire de son entreprise : résultat net + salaire du dirigeant + amortissements + dépenses discrétionnaires (charges personnelles passées en business). C'est la mesure standard pour évaluer les PME américaines.
Le chiffre d'affaires ne dit rien sur la rentabilité. Un restaurant qui fait 800K$ de CA peut avoir un SDE de 80K$ (pas intéressant) ou de 200K$ (très intéressant). La valorisation d'une PME en Floride se fait généralement en appliquant un multiple au SDE — typiquement 2x à 4x selon le secteur, la taille, et la dépendance au propriétaire actuel.
Mon travail en Phase 3 consiste précisément à reconstruire le SDE réel — c'est-à-dire ce que vous toucherez vraiment après la reprise, pas ce que le vendeur annonce.
Le marché floridien est vaste, mais les bons dossiers ne sont pas légion. Si la shortlist de Phase 2 ne produit pas d'opportunité satisfaisante dans les 4 semaines, nous révisons ensemble le profil cible — secteur, zone, fourchette SDE — et relançons un cycle de sourcing.
Si après 6 mois de mandat actif aucun deal n'est conclu, le retainer reste acquis. Mais il peut être imputé sur un nouveau mandat dans les 12 mois — une façon de reconnaître le travail accompli sans vous pénaliser si le marché ne répond pas.
Chaque partenaire est rémunéré directement par vous, selon ses propres conditions tarifaires. Je ne perçois aucune commission sur leurs honoraires et je ne prends aucune marge sur leurs services.
Avant d'engager chaque partenaire, je vous communique une estimation de leurs frais pour que vous puissiez budgéter l'ensemble de la transaction. Pas de surprises.
Il n'y a pas de réponse universelle — tout dépend de votre expérience, de votre tolérance au risque et de votre zone cible. Cela dit, pour un premier achat E-2, certains secteurs présentent généralement de bons profils : services à la personne (nettoyage, entretien, santé/beauté), business de services B2B (maintenance, logistique légère), et certains restaurants ou franchises avec un modèle éprouvé.
Je déconseille systématiquement les business avec forte dépendance au propriétaire actuel (son réseau, ses compétences spécifiques) ou avec une saisonnalité extrême, sauf si vous en avez une expérience directe.
C'est exactement ce que nous définissons ensemble en Phase 1 — avant même de commencer à chercher.
Oui — dans un rôle précis. Si vous envisagez une franchise en cours de mission, j'interviens en qualité de conseiller en analyse, pas de franchise broker.
Ce que je fais : analyser le FDD (Franchise Disclosure Document), modéliser l'investissement total sur 36 mois, évaluer la compatibilité visa E-2 ou EB-5 Direct, vous remettre une recommandation go/no-go motivée. C'est là que mon expérience M&A a une vraie valeur ajoutée — lire un Item 19, challenger les hypothèses de retour sur investissement du franchiseur, comprendre ce que le FDD ne dit pas.
Ce que je ne fais pas : représenter le franchiseur, vous introduire dans ses réseaux de sélection, négocier le contrat de franchise (il est en général non négociable). Et je ne touche aucune commission du franchiseur — mon seul intérêt est le vôtre.
Cette intervention est formalisée par une side letter annexée à votre mandat, avec un honoraire forfaitaire de 2 000$. En savoir plus sur la page Services.
Vous avez une question qui n'est pas ici ?
Poser ma question directement →